14°) Evènements, anecdotes, chroniques et faits divers.

-28/05/1379 déjà les impôts!

28_05_1379

-03/02/1433 Autorisation de ruiner et détruire le château

03_02_1433 - Copie (2)

-1643 La foudre tue.

1643


-1740: Un grand mariage au village

MONSIEUR LE COMTE MOYVIA ET MADEMOISELLE DE PRAT DE PEZEUX

Le cinquième jour du mois de mai 1740 ont été reçus à la bénédiction nuptiale dans la chapelle de la maison de campagne de monsieur le comte de Pezeux de la paroisse de Heuilley-Cotton par monseigneur l'illustrissime et révérendissime Gilbert de Montmorin de Saint-Herem, evêque duc de Langres, Pair de France soussigné, en présence de Maître Antoine Montjardet, prêtre Bachelier de la faculté de théologie de l'université de Paris, curé d'Heuilley-Cotton, haut et puissant seigneur messire Joseph, Comte de Moyvia, fils de feu haut et puissant seigneur messire Claude Comte de Moyvia, maréchal des camps et armées du roy et de feue haute et puissante dame Antoinette de Montulivet, ses père et mère, d'une part, et de damoiselle. Catherine Jacques Philippe de Prat, fille de haut et puissant seigneur, messire Claude de Prat, marquis de Pezeux, gouverneur en survivance de la ville de Langres, et de feue. haute et puissante dame Louise de l'Argentier de Chaudion, ses père et mère de la paroisse de Saint Martin de Langres.

Ont assisté, messire Joseph Philippe du Mignot de Lubbévière, chevalier d'honneur en la chambre souveraine des comptes de la ville de Dôle dame Catherine Jacques Philippe de Prat de Pezeux - messire Claude de Prat,, marquis de Pezeux - messire Antide Marie de Prat, comte de Pezeux gouverneur et grand bailly de la ville de Langres - madame Gabrielle de Prat de Pezeux abbesse de Poulangy - messire Antoine François de Rosières marquis de Sevan - madame Marie Charlotte de Prat de Pezeux. En présence de monsieur l'abbe de Chabannes vicaire général de monseigneur l'evêque de Langres.

Suivent les signatures.....

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-1741:Destruction d'oiseaux

A la suite de dommages causés par les oiseaux lors des récoltes et des ensemencements, des destructions de pigeons eurent lieu à Heuilley-Cotton. La maréchaussée de Langres dut intervenir.

-1790/1795: vente de biens nationaux

Ces ventes eurent lieu du 01/12/1790 au 22/10/1795 (30 vendémiaire an IV de la république française)

Ci-après le détail des ventes effectuées par le district de Langres et se trouvant sur le territoire d'Heuilley-Cotton.

Cure de Bourg: terrage: 2.250 livres.

Cure de Dommarien: pré: 2.675.

Heuilley-Cotton:

-Chapelle Sainte-Anne: pressoir: 340.

-Cure: pré en deux lots: 4.975.

-Fabrique: pré en 14 lots: 40.000.

-Fabrique: terrage en 10 lots: 35.125.

Langres:

-Chapelains de Saint-Pierre:

.terrage en 2 lots: 8.050.

.vigne: 410.

-Chapelains de Sainte-Croix: terrage: 610.

-Saint Sacrement: pré: 2.550.

-Sainte Trinité: terrage: 13.200.

-Sainte Anne: vigne: 2.525.

-Saint Bernard: vigne: 595.

-Saint Claude: terrage: 5.300.

-Chapitre de Saint Mammés:

.pré en 12 lots: 32.685.

.moulin du Soc: 6.050.

.grange dimeresse: 1.900.

.vigne: 900.

Cure de Villegusien: terrage: 5.350.

Total: 165.490 livres

Cet état est certainement incomplet mais il donne une idée du nombre de chapelles et d'églises de Langres qui possédaient des terrains et des bâtiments sur le territoire de la commune.

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-1796: Changement de canton

Lors de la formation du département de la Haute - Marne, décret du 28 janvier 1790, Heuilley-Cotton fait partie du canton d'Heuilley le Grand.

Le département était alors divisé en six districts et soixante dix cantons.

Devant la complexité des rouages administratifs et les inconvénients qui en résultent, le département en l'an IV de la république, fut subdivisé en trois arrondissements et vingt-huit cantons.

Heuilley-Cotton fit alors partie du canton de Longeau.

-1830: La région de Langres d'après Vignier

Au siècle dernier, vers 1830, la vallée de la Vingeanne, dont fait partie Heuilley-Cotton, était remarquable et fertile.

Les maisons des villages étaient mal bâties, basses et irrégulières souvent couvertes de chaumes ou de pierres plates dénommées laves. Les rues étaient encombrées et rétrécies par des fumiers et des mares d'eau qui les rendent souvent impraticables et répandent une odeur infecte. C'est surtout dans les environs de Langres que ce triste tableau se montre dans toute sa réalité.

Le costume des habitants de la campagne qui avait conservé jusqu'à nos jours un caractère particulier, l'a presque entièrement perdu. On ne voit plus que quelques vieillards avec le chapeau de feutre noir à bords rabattus, l'habit blanc à larges pans, la culotte bleue avec des boutons de verre de même couleur, et les guêtres blanches, serrées au genou par une tresse rouge, et sans sous-pieds.

Le costume des femmes a aussi perdu ce bonnet à barbes relevées, qui, tout ridicule qu'il était, avait cependant plus de caractère que ceux que l'on porte aujourd'hui. Il est impossible de rien imaginer de plus disgracieux que le costume des paysannes de la plus grande partie du département, mais surtout dans les environs de Langres: une taille courte, d'énormes jupes de droguet, un mouchoir plissé et ramassé derrière la tête et serrant le col, un bonnet, appelé toquet, rond, collant sur le front et rempli par un autre bonnet piqué; tel est le détail de cet ignoble costume.

La plupart des paysans savent lire et écrire. On parle partout, dans les campagnes, un patois qui est une corruption du français, et renferme quelques mots dérivés du latin et d'autres appartenant au vieux français et qui ne sont plus en usage aujourd'hui. Ce patois offre une grande variété et change souvent, d'un village à l'autre, d'une manière très sensible.

-1860: Et d'après Jolibois

L'homme est de stature moyenne dans notre département; les tempéraments sanguins et lymphatiques dominent; mais les habitants de la montagne sont plus sveltes que ceux de la plaine et ont plus d'agilité.

Le pays est salubre, les eaux sont bonnes et la chance de vie est très favorable.

Les habitants indigènes sont calmes, froids même en apparence; cependant à toutes les époques, ils ont donné des preuves de patriotisme et de courage.

Ils sont modestes, mais sans servilité. Le fonds de leur caractère est la douceur, la bonté, la générosité; Ils sont laborieux.

-08/08/1895 Noyade accidentelle (journal la lanterne).

16_08_1895 La lanterne

Décès Jean Thevenot

-1896: Mise en place de l'horloge et de ses accessoires

Mise en place de l'horloge

-1898 / 1899: La poste

Fin 1898, début 1899, un grand évènement à Heuilley-Cotton. La commune va posséder un bureau de poste.

La poste

Ouverture de la poste

-28/06/1901 Assassinat à Heuilley-Cotton (journal la Lanterne).

28_06_1901_la lanterne_2

28_06_1901_acte de décès

-17/04/1926 Une centenaire à Heuilley-Cotton (journal la Lanterne).

17_04_1926 journal la presse

-1931: Crash d'un avion sur Heuilley-Cotton!

En ce dimanche de septembre 1931, jour de la fête patronale à Cohons, Monsieur Arthur Thirion avait invité à sa table quelques amis de l'Aéro-club de Haute-Marne, quand, au début de l'après-midi, arrive hors d'haleine et complètement affolé, un homme qui hurle : "Votre avion vient de s'écraser sur une maison à Heuilley-Cotton". Le premier moment de stupeur passé, chacun saute dans sa voiture et fonce vers les lieux de I'accident.

Effectivement, sur la place, face à l'église, un avion est planté dans la toiture d'une ferme et seule, la queue de l'appareil émerge de la brèche creusée au milieu des tuiles.

Le pilote, penaud, est descendu avec précaution et, sans perdre une minute, Arthur Thirion le transporte vers l'hôpital de Langres. Fort heureusement, il n'est atteint que de blessures superficielles et, seul son amour propre aura à souffrir vraiment de cette aventure.

En réalité, l'avion n'est pas un de ceux appartenant à l'Aéro-Club, mais au centre d' entraînement civil de Dijon, centre auquel appartenait, comme plusieurs de ses collègues haut-marnais, le pilote de réserve G. et qui, à ce titre, étaient admis à faire chaque année, un certain nombre d'heures d'entraînement. Bien entendu, les consignes n'autorisaient pas les réservistes à s'écarter de l'aérodrome au-delà de limite strictement fixées, et Heuilley-Cotton se trouvait situé hors de la zone prescrite.

En dépit de ces instructions formelles, il avait déjà survolé au cours de la matinée, la commune de Noidant le chatenoy, passant, avaient déclaré, les fidèles assistant à la messe, au niveau des vitraux de l'église.

Fort de ces performances il était revenu l'après-midi saluer ses amis d 'Heuilley-Cotton qui se trouvaient réunis au café du village, situé derrière l'église. Effectuant des passages de plus en plus bas, le dernier lui fut fatal, puisque l'accrochage du coq surmontant le clocher le fit basculer puis, traversant la place, s'enfoncer dans la toiture de la ferme qui lui faisait face.

Cette démonstration, dont l'auteur n'avait pour but que d'épater la galerie, aurait pu se terminer par une catastrophe, compte tenu, d'une part, que quelques minutes avant ce bouquet final, c'était la sortie de Vêpres et de nombreuses personnes se trouvaient sur le parvis de l'église. D'autre part, qu'un incendie, le plus souvent inévitable dans ce genre d'accident (l'essence traversant le fourrage entreposé sur Ie grenier, s'écoulant lentement sur le sol de la grange) aurait pu entraîner la destruction de plusieurs bâtiments.

Un mystère plana longtemps sur la commune. Qu'était devenu le coq? ....Malgré les recherches, il était introuvable.

Plus tard, bien plus tard, il fut enfin retrouvé, mais où et dans quelles circonstances?

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