7°) Les écoles.

Les traces d'une école à Heuilley-Cotton remontent à 1731.

Les premiers maîtres connus

-Pierre Vincenot: de 1731 à 1756. Salaire payé par les habitants: 12 hl de blé et 20F soit 160F par mois y compris le casuel (suppléments imprévus et variables).

-Nicolas Derost: de 1756 à 1792. Salaire 15 hl et 30F.

-François Nouvelier: de 1792 à 1800. Salaire 17 hl et 30F.

-Simon Clément: de 1800 à 1803. Salaire 17 hl et 30F.

-Antoine Menne: de 1803 à 1827. Salaire 17 hl et 200F.

-Jean-Baptiste Menne: à partir de 1827, payé 500F par la commune et 100F par le bureau de bienfaisance.

Leurs nominations

Avant 1792, les maîtres étaient nommés par Monsieur le Curé et Monsieur le Maire. De 1792 à 1833, ils sont nommés à la majorité des habitants tenant ménage et payant une cote mobilière. Cette élection a lieu à scrutin secret.

Le règlement et le bail

En 1809, le conseil municipal a doté l'école d'un règlement intérieur (Voir à la fin).

Ce règlement très complet est assez surprenant aujourd'hui, mais il convient de le replacer dans le contexte de l'époque. Nous sommes sous le règne de Napoléon et ce qui l'intéresse surtout est de former des cadres pour l'administration et l'armée. En lisant attentivement ce règlement on y trouvera toute une mine de renseignements: horaires, matières enseignées, punitions et disciplines, récompenses. Il convient également de ne pas oublier que le "recteur d'école" est loué par la commune. Un bail était d'ailleurs passé entre le maître et la commune (Voir à la fin).

Quelques dates et évènements

-1731: Première trace d'une école à Heuilley-Cotton (voir ci-dessus).

-26/07/1817: A l'occasion d'une ordonnance royale, établissement d'une école de filles fondée par Jean-Baptiste Petit qui fut vicaire général de Langres, Jean-Baptiste Chauchard, les demoiselles Parisot et la famille Mettrier. Cet établissement est dirigé par les sœurs de la Providence de Langres

-1826: Jean-Baptiste Chauchard a fait un don de 400F pour servir à l'instruction gratuite des jeunes filles pauvres et au soulagement des malades.

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-1881: Ouverture d'une classe pour les étrangers (construction du canal).

-1883: A partir de cette date, la commune a deux classes officielles. Une école primaire à une classe pour les garçons et une école primaire à une classe pour les filles, les soeurs étant payées par l'état (délibération du 19/12/1901).

-18/08/1902: Par arrêté du préfet, l'école des filles est laïcisée.

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-18/12/1902: Opposition du conseil municipal à une demande d'ouverture d'une école libre (il y avait alors une école de garçons et une de filles toutes deux laïques).

-1906: Ci-après une photo de classe de l'école de filles. L'institutrice de 22 ans est Mademoiselle Angèle Marchal qui deviendra Madame Quellet en 1908.

1906 Heuilley-cotton école de filles

Pour l'instant, peu de personnes sont identifiées. Si vous en reconnaissez, merci de m' écrire à

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De gauche à droite et de bas en haut :

1ère rangée : N° 1 : ?, N° 2 : ?, N° 3 : ?, N° 4 : Hermance Demongeot épouse Desserrey, N° 5 : Marcelle Demongeot épouse Thirion, N° 6 : ?, N° 7 : Madeleine Gouget ?, N° 8 : ?.

2ème rangée : N° 1 : Mademoiselle Angèle Marchal épouse Quellet, N° 2 : Clémence Camus épouse Rousselle, N° 3 : ?, N° 4 : ?, N° 5 : ?, N° 6 : ?, N° 7 : ?, N° 8 : Antoinette Perrot ? .

3ème rangée : N° 1 : Lucienne Charnotet ?, N° 2 : ?, N° 3 : ?, N° 4 : ?, N° 5 : Marie-Louise Gustavie Gorgeot née le 09/02/1896 épouse Auguste Pezet, N° 6 : ?, N° 7 : ?, N° 8 : ?.

Photo de classe non datée (1900/1910) communiquée par Bernard Lefèvre.

1111_école Heuilley-Cotton (1)

N° 1 : Alice Thierry épouse Argenton, N° 2 : Georgette Gouget ?, N° 3 : Juliette Gouget épouse Thierry, N° 4 : Marcelle Cressot ou Saulet, N° 5 : De passage à Heuilley-Cotton, N° 6 : Louise Brouillard ?, N° 7 : Madeleine Gouget épouse Merlo, N° 8 : ?, N° 9 : ?, N° 10 : ?, N° 11 : Maria Gouget épouse Maupin, N° 12 : Suzanne Camus épouse Prat, N° 13 : Georgette Camus épouse  Nicard, N° 14 : cousine de Georgette Camus ?, N° 15 : Claire Mocquard épouse Gautheret, N° 16 : Lucienne Charnotet épouse Drouin, N° 17 : Antoinette Perrot épouse Fleuriot.

-01/03/1908: La mixité est effective à l'arrivée en poste de Madame Colin (arrêté du directeur de l'enseignement primaire du 05/12/1907).

-31/01/1911: Déclaration d'ouverture d'une école privée, vive opposition du conseil (05/02/1911), nouvelle opposition du conseil le 22/04/1911.

-05/07/1911: Le conseil supérieur de l'enseignement primaire autorise cette ouverture.

-12/04/1926: Fermeture de l'école privée.

- 1931 : La photo de classe (communiquée par Bernard Lefèvre). 

1931_école Heuilley-Cotton (1)

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De gauche à droite et de bas en haut :

1ère rangée : N° 1 : Marguerite Testevuide épouse Larue (la Guiguite), N° 2 : ?, N° 3 : ?, N° 4 : (en retrait) Adrienne Mocquard épouse Richard ?, N° 5 : ?, N° 6 : (en retrait) ?, N° 7 : Andrée Nicard ?, N° 8 : (en retrait)?, N° 9 : ?, N° 10 : (en retrait) Georges ou André Desserrey, N° 11 : Julien Tomasetti, N° 12 : Georges ou André Desserrey.

2ème rangée : N° 1 : Jean Vilmin, N° 2 : ?, N° 3 : ?, N° 4 : ?, N° 5 : Louise Testevuide épouse Moisson, N° 6 : Reine Thierry ?, N° 7 : Blanche Mocquard épouse Gérouville, N° 8 : Henri Néault, N° 9 : André Neault, N° 10 : ?, N° 11 : Georges Camus, N° 12 : Marcel Saulet, N° 13 : ?.

3ème rangée : N° 1 : Jean Changey, N° 2 : Colette Malfait épouse Minot, N° 3 : Juiette André épouse Vilmin, N° 4 : Marie-Jeanne Mielle épouse Lagneau, N° 5 : ?, N° 6 : Monsieur Boucher, N° 7 : ?, N° 8 : ?, N° 9 : ?.

-1932 : La photo de classe. 

1932 Ecole HC0001

De gauche à droite et de bas en haut:

Jean Changey, Fernand Straub, Georges Desserey, Pierre Parvot (1ère écluse), Jean Vilmin, Louis Sanrey, Edouard Roussel, Maurice Magrain (Beauté), Roger Magrain (Beauté).

Adrienne Richard-Mocqard, Marguerite Larrue-Testevuide, Suzanne Caland-Nicard, Andrée Fèvre-Nicard, Andrée Médoc-Drouhin, Juliette Vilmin-André, Marie-Jeanne Lagneau-Sellier, Yvette Thierry.

Raymond Faye, Julien Tomasetti, André Desserey, René Moris, Andrée Dumont, Germain Faye, Madeleine Despres (5ème écluse), Louise Moisson-Testevuide, Marie-Louise Straub (3ème écluse).

Marcel Saulet, Henri Neault, René Camus, André Néault, Robert Hugo (3ème écluse), Blanche Gérouville-Mocquard, Colette Minot-Malfait, Monsieur Boucher.

-1937 : la photo de classe (communiquée par Bernard Lefèvre).

1937_école Heuilley-Cotton (1)

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De gauche à droite et de bas en haut:

1ère rangée : N° 1 : ?, N° 2 : Marie Jeanne Mois épouse Poinsot, N° 3 : ?, N° 4 : Renée Drouin, N° 5 : Madeleine Thirion épouse Couriot (La Badet), N° 6 : ?, N° 7 : Jeanine Argenton.

2ème rangée : N° 1 : Denise Argenton (même tenue que sa soeur Jeanine), N° 2 : Nicard, N° 3 : ?, N° 4 : Andrée Drouin, N° 5 : ?, N° 6 : ?, N° 7 : Georges ou André Desserrey, N° 8 : Mocquard ?, N° 9 : Georges ou André Desserrey, N° 10 : Mocquard ?.

3ème rangée : N° 1 : Monique Merlo, N° 2 : ?, N° 3 : ?, N° 4 : ?, N° 5 : Marguerite Testevuide épouse Larue (la Guiguite), N° 6 : Madeleine Drouin?, N° 7 : Marie Jeanne Mielle épouse Lagneau, N° 8 : Darbot?, N° 9 : André Desserrey (frère de Georges et Robert), N° 10 : ?, N° 11 : Geneviève Corpoux.

4ème rangée : N° 1 : Hélène Merlo épouse Begel, N° 2 : ?, N° 3 : Gabriel Thirion ?, N° 4 Julien Tomasetti, N° 5 : ?, N° 6 : ?, N° 7 : ?, N° 8 : L'instituteur.

-1938 : la photo de classe.

1938_Ecole Heuilley-Cotton V2

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De gauche à droite et de bas en haut :

1ère rangée : N° 1 : ?, N° 2 : René Thirion, N° 3 : Robert Desserey, N° 4 : élève qui tient la pancarte ?, N° 5 : Julien Toamasetti, N° 6 : ?, N° 7 : ?, N° 8 : ?.

2ème rangée : N° 1 Jeune fille en blanc : ?, N° 2 : ?, N° 3 : ?, N° 4 : ?, N° 5 : ?, N° 6 : Adrienne Mocquard ?, N° 7 : Denise Argenton ?, N° 8 : Jeanine Argenton, N° 9 : ?, N° 10 : ?, N° 11 : ?, N° 12 : ?.

3ème rangée : N° 1 : ?, N° 2 : ?, N° 3 : ?, N° 4 : ?, N° 5 : ? (soeur avec N° 5 de la 4ème rangée ?), N° 6 : Madeleine Thirion (La Badet) ?,   N° 7 : Gabriel Thirion ?, N° 8 : Jeannot (René) Desserrey, N° 9 : ?.

4ème rangée : N° 1 : L'institutrice Madame Baudry ?, N° 2 : ?, N° 3 : ?, N° 4 : Roger Thirion, N° 5 : ? (soeur avec N° 5 de la 3ème rangée ?), N° 6 : ?, N° 7 : ?, N° 8 : ?.


-01/10/1938: Ouverture de la deuxième classe.

-1983: Début des problèmes relatifs au maintien de la deuxième classe de l'école.

-1987: Les petits fréquentent la maternelle de Villegusien (mise en place d'un ramassage).

-1997: Rénovation intégrale des classes.

-2000: Suite à la désertification des campagnes et au vieillissement de la population, le nombre d'élèves n'est plus suffisant pour maintenir deux classes. Il s'en est ensuivi la fermeture d'une classe et la création du regroupement pédagogique intercommunal (Heuilley le Grand et Heuilley-Cotton).

-2002: Les maternelles vont à Longeau, Les GS, CP et CE1 sont maintenus au village, les CE2, CM1 et CM2 vont à Heuilley le Grand quant aux collégiens, ils sont accueillis au lycée Henri Vincennot à Chalindrey.

Source: (pour partie) "Il était une fois...Heuilley-Cotton" par F Mauchamp, juin 1972.

REGLEMENT POUR L'ECOLE D'HEUILLEY COTTON (1809).

Article I: L'angélus du matin annoncera l'ouverture de l'école. Il sera sonné de la Toussaint à la première semaine de Carême à cinq heures et demie.

Article Il: Les garçons qui écrivent se rendront à l'école immédiatement après l'angélus sonné, ils entreront à l'école posément l'un après l'autre, ils feront une profonde inclination au crucifix, salueront le maître, ensuite ils se mettront à genoux pour faire une courte prière, après l'avoir faite, ils se lèveront, feront une seconde inclination au crucifix, salueront de nouveau le maître, puis ils iront posément en silence prendre leur place et l'école commencera par le veni sancté en français. Les filles qui écrivent viendront à sept heures faisant de même une courte prière, la révérence devant et après au crucifix et au maître.

Article III: Tous les enfants, garçons et filles qui n'écrivent pas encore, se rendront à I'école sur les huit heures, on tintera la cloche seulement quatre ou cinq coups pour les avertir. Ils observeront en entrant l'ordre prescrit par l'article précédent, et à leur place ils étudieront en silence et sans faire de bruit.

Article IV: Le maître se trouvera toujours dans l'école quand les enfants y rentreront et ne la quittera pas tant qu'ils y seront. Il tiendra la main à ceux qu'ils s'y rendent exactement aux heures marquées et y gardent un profond silence. Il ne laissera jamais impunies les fautes contre ces deux points.

Article V: Ceux qui arriveront trop tard se tiendront à genoux ou seront mis sur le banc de pénitence jusqu'à ce que le maître leur fasse signe de se mettre à leur place et s'ils récidivent il leur donnera une correction plus sévère.

Article VI: Les corrections ordinaires seront pour la première fois en faisant tenir l'enfant debout dans sa place, pour la seconde en le faisant mettre à genoux au milieu de la classe et pour la troisième une ou deux férules à la prudence du maître. La correction par le fouet n'aura lieu que très rarement et pour les fautes très graves, et après avoir été imposée à l'enfant coupable à une classe, elle ne sera infligée qu'à la classe suivante et hors de vue des enfants. Elle ne sera jamais employée pour les filles.

Article VII: Les enfants indociles qui, après avoir reçu plusieurs fois les punitions marquées ne se corrigeraient pas seront renvoyés de l'école après en avoir prévenu M. le Maire ou M. le Curé. Ils ne pourront y rentrer qu'avec la permission de l'un ou de l'autre et que ramenés par leurs parents après avoir été corrigés à la maison.

Article VIII: Le maître nommera pour le temps qu'il jugera convenable deux enfants pour réciter alternativement les prières du matin et du soir. Celui qui aura récité les prières du matin les récitera le soir, celui qui aura récité les prières le soir les récitera le matin ainsi de suite.

Article IX: La prière du matin se fera lorsque les enfants qui n'écrivent pas seront arrivés, elle finira par l'oraison à Saint Nicolas patron de la jeunesse.

Article X: Pendant la prière tous les enfants seront à genoux, les mains jointes, les yeux baissés et dans une posture modeste, le maître redoublera alors d'attention pour que les enfants remplissent dignement ce devoir.

Article XI: Les enfants feront leur déjeuner dans leur place et en silence. Le récitateur de prières dira le bénédicté avant et l'action de grâce après et en français.

Article XII: Les enfants seront classés selon leur avancement, chaque classe aura les mêmes livres autant qu'il sera possible. Les enfants de la classe suivront attentivement celui qui lira, ils seront toujours prêts à reprendre et à continuer au premier signe autrement ils encourront la punition portée à l'article VI.

Article XIII: Le maître donnera des leçons d'écriture, d'ortographe (sic), d'arithmétique, de plain-chant et de catéchisme dans l'ordre et selon la méthode qui sera prescrite par M. le Curé.

Article XIV: Tous les jours soir et matin, les leçons de culture et d'écriture.

Article XV: Les leçons d'arithmétique se donneront lundi, mercredi et vendredi le matin depuis sept heures jusqu'à sept heures et demie et le soir depuis une heure et demie jusqu'à deux heures.

Article XVI: La leçon de plain-chant se fera ces mêmes jours à l'école du soir seulement depuis midi et demi jusqu'à une heure et demie.

Article XVII: Les leçons d'orthographe se donneront les mardis et samedis aux mêmes heures que celles d'arithmétique.

Article XVIII: Tous les jours la dernière demi-heure de classe sera employée à la leçon de catéchisme, le matin sera pour le catéchisme historique et le soir pour le catéchisme dogmatique, la leçon commencera par la répétition de la précédente et elle continuera sur ce qui doit faire le sujet de la leçon du Dimanche suivant. Pendant le catéchisme les enfants se tiendront dans une grande attention et respect et auront les bras croisés.

Article XIX: Les enfants au dessous de sept ans iront à la messe, les garçons un jour, les filles le jour suivant ainsi de suite et alternativement.

Article XX: Les garçons en allant à l'église de l'école et en sortant marcheront deux à deux en silence, les bras pendants, l'une des mains sur l'autre tenant le livre ou le chapeau, celui qui sera du coté du bénitier prendra de l'eau bénite avec le doigt et en présentera gravement à son compagnon. Avant d'entrer dans leur place et en sortant, ils feront deux à deux et en même temps une inclination profonde à l'autel, arrivés à leur place ils auront soin de se mettre à genoux et de faire une prière avant de s'asseoir, pendant la messe et les autres services divins ceux qui lisent auront leur livre à la main, les autres auront les mains jointes.

Article XXI: Les filles en allant l'église et en en sortant marcheront de même, deux à deux, tenant leur livre à deux mains, se donnant de même de l'eau bénite elles feront la révérence à l'autel, le reste comme il a été dit pour les garçons.

Article XXII: Le maître nommera deux censeurs parmi les garçons et deux parmi les filles pour observer et rendre compte de ceux et de celles qui auraient rompu leurs rangs, manqué de modestie en la rue, dans l'église ou ailleurs. Le maître ne recevra point les rapports des autres enfants.

Article XXIII: Il nommera tous les samedis les garçons dont il aura été le plus content pendant la semaine pour être placés au sanctuaire pour chanter l'épître et pour servir à l'autel le dimanche suivant.

Article XXIV: L'enfant qui aura besoin de sortir fera signe au maître avec son chapeau, son bonnet ou son livre. Le maître lui en donnera ou refusera la permission aussi par un signe, un autre ne sortira pas que le premier ne soit rentré à moins que le maître ne le juge nécessaire.

Article XXV: Quand MM. Les Maire, Curé et autres personnes en autorité entreront à l'école, les enfants se lèveront, resteront debout jusqu'à ce qu'on leur ait fit signe de s'asseoir. Si quelqu'un d'autre se présentait pour entrer à l'école, le maître irait au devant d'eux pour leur parler à la porte à voix basse et en peu de mots et les enfants ne se dérangeront point.

Article XXVI: L'école du matin finira à dix heure et demie par le subtum? en français.

Article XXVII: Les enfants avant de sortir de l'école marcheront deux à deux ou l'un après l'autre jusqu'à leur maison, ils se comporteront dans les rues tranquillement et honnêtement.

Article XXVIII: L'école du soir commencera à midi pour les garçons qui écrivent observant le même ordre que le matin et à une heure et demie pour les filles qui écrivent.

Article XXIX: Les enfants qui n'écrivent pas viendront à deux heures, ils seront avertis par la cloche qui tintera. Ils observeront le même ordre qui leur est prescrit pour le matin.

Article XXX: Le maître se conformera pour les leçons à ce qui a été prescrit par les articles XIII, XIV, XV, XVI et XVII.

Article XXXI: L'école du soir finira à quatre heures et demie par la prière du soir, quand le temps ne permettra pas de conduire les enfants à l'église pour l'y faire.

Article XXXII: IL est recommandé aux enfants d'avoir toujours devant les yeux et dans le cœur les maximes suivantes:

1°) Ne point venir tard à l'école, s'en absenter sans permission.

2°) Y être dans le silence et dans le respect comme en présence de Dieu.

3°) S'appliquer aux leçons qui leur seront données, surtout à celle de la doctrine chrétienne.

4°) Croître en grâce, en sagesse devant Dieu et devant les hommes.

Article XXXIII: Il y aura des prix, des récompenses pour ceux et celles qui se distingueront par leur application et leur bonne conduite.

Article XXXIV: Le présent règlement sera affiché dans l'école, il y sera lu pendant les quatre mois d'hiver le samedi de chaque semaine.

Article XXXV: M. le Curé est prié de vouloir bien veiller à son exécution.

Fait et arrêté en la maison commune dudit Heuilley-Cotton par MM. les Maire, adjoint, de concert avec M. le Curé et le Maître d'école.

BAIL PASSE ENTRE LA COMMUNE D'HEUILLEY-COTTON ET LE MAÎTRE D'ECOLE (1803)

Le dix sept fructidor, an onze de la république, le Maire de la commune d'Heuilley-Cotton ayant convoqué tous les habitants de ladite commune au sujet de choisir un maître d'école à quoi procédant l'assemblée étant composée de cinquante cinq votants, le nommé Antoine Menne résidant à Rosoy ayant réuni en sa faveur trente quatre suffrages, la pluralité relative de ladite assemblée, a été par conséquent choisi pour desservir la commune en sa qualité de Maître d'école pour une année seulement qui commencera à courir au premier vendémiaire prochain et finira à pareil jour de l'année suivante à condition que ledit Menne sera tenu d'assister Monsieur le Curé desservant du culte dans tous ses offices ordinaires qu'il a dit bien connaître et savoir, comme aussi d'ouvrir son école à toutes réquisitions des habitants, de bien montrer à lire, écrire, calculer, les enseignements arithmétiques et les premiers principes de la religion selon leur âge et leur capacité ainsi que de faire la prière du soir en y conduisant ses élèves depuis la Toussaint jusqu'à Pâques, pour tout quoi lesdits habitants seront obligés de lui payer au vingt et un brumaire an treize savoir: tous ceux qui payent cinquante francs d'imposition et au dessus, chacun une carte comble de blé et ceux de vingt cinq à cinquante, chacun une carte racle de blé aussi ceux de douze à vingt cinq une carte racle de seigle. Ceux de six à douze francs, un franc cinquante centimes et enfin ceux au dessous de six francs d'imposition, chacun un franc pour quant aux mois d'école il lui est alloué vingt cinq centimes par mois et pour chaque enfant de la basse classe et quarante centimes aussi par mois pour celle des écrivains. De plus pour ses assistances aux enterrements, baptêmes et mariages, la rétribution ordinaire de cinquante centimes pour chacune d'elles. Ledit maître sera chargé des réparations locatives du Collège. Le maître d'école sera obligé de chauffer les enfants de l'école pendant les mois d'hiver sur les cinquante francs qui lui seront payés au vingt et un brumaire prochain par le receveur de la commune pour aussi faire le feu toutes les fois que le conseil municipal s'assemblera. De tout quoi il sera passé devant notaire publié à la première réquisition, ainsi convenu entre les parties les jours, mois et an que dessus d'autre part.